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Le financement d’entreprise et de fonds de commerce pour une reprise peut faire appel à plusieurs solutions. Guide des outils de financement.

Le financement d’entreprise et de fonds de commerce dans le cadre de votre projet de reprise peut faire appel à plusieurs solutions que vous pourrez combiner. A cet égard, on distingue deux sources principales de financement d’entreprise. D’une part le financement en fonds propres (apports des actionnaires ou d’investisseurs, subventions d’investissement). D’autre part les financements externes, qui comprennent les prêts bancaires, les prêts d’honneur et les aides.

Les consultants Michel Simond travaillent au quotidien avec des repreneurs pour les aider à finaliser leur plan de financement. De plus, ils ont négocié des partenariats avec les principaux établissements bancaires. Enfin, ils pourront partager avec vous leur expertise et leur expérience sur le sujet du financement d’entreprise.

Financement des entreprises en fonds propres

En premier lieu, le financement d’entreprise et de fonds de commerce peut se faire en fonds propres. Cela veut dire que les personnes physiques ou morales qui apportent les fonds en restent propriétaires et vont percevoir en contrepartie des dividendes ou des intérêts financiers. Ainsi, ce type de financement d’entreprise prend la forme d’apports en capital ou d’apports en compte courant. L’entreprise peut également bénéficier de subventions d’investissement qui sont comptabilisées dans les fonds propres.

Les apports en capital social

Lorsqu’une personne effectue un apport en capital, elle reçoit en contrepartie des titres représentatifs du capital de la société concernée. Les apports en capital peuvent prendre trois formes différentes.

  • Tout d’abord les apports en numéraire, c’est-à-dire sous forme d’argent.
  • Ensuite les apports en nature, c'est-à-dire sous forme de biens mobiliers ou immobiliers (matériel, outillage).
  • Enfin, les apports en industrie, c’est-à-dire des apports immatériels sous forme de prestations, capacités professionnelles, expertise.

Par ailleurs, les apports en numéraire peuvent être obligatoires, notamment lors de la création de sociétés comme la SA. En effet, il est exigé un capital social minimum de 37.000 €. En revanche, il n’y a pas d’apport minimum requis pour créer une SAS.

En réalité, il n’est pas forcément nécessaire de disposer d’un apport pour des raisons juridiques lorsqu'on reprend une entreprise ou un commerce. Ainsi l’apport sera surtout utile pour le montage du financement d’entreprise et pour accéder aux prêts bancaires.

Les apports en compte courant d’associé

L’apport en compte courant est un prêt à l’entreprise effectué par un associé ou un actionnaire. Au contraire des apports en capital, l’apport en compte courant ne permet pas d’obtenir des titres de la société. Par conséquent il n’ouvre pas non plus droit aux dividendes et au vote.

En revanche, le propriétaire du compte courant peut demander sa rémunération à l’entreprise. Celle-ci est possible dans la limite d’un taux légal fixé à 1,34% pour le premier trimestre 2019. Les intérêts financiers versés par l’entreprise sont déductibles à hauteur du taux fixé. Au-delà, ils ne sont pas déductibles. De son côté, le propriétaire des comptes courants est imposé dans la catégorie des Revenus de Capitaux Mobiliers au Prélèvement Forfaitaire Unique de 30%.

Dans certains cas, et notamment pour garantir les prêts bancaires, le compte courant pourra être bloqué pendant une durée généralement alignée sur le crédit (4 à 5 ans).

Financement d'entreprise et de commerce

Le financement d’entreprise via le financement participatif ou crowdfunding

Par ailleurs, une nouvelle source de financement d’entreprise se développe depuis peu et permet notamment de financer des reprises ou développements de commerces : le financement participatif. En effet, de plus en plus de personnes souhaitent donner du sens à leur épargne et s’assurer de financer des projets utiles. Dans ce contexte, financer un commerce ou des services de proximité est très apprécié. Ainsi, on voit se développer de nombreuses plateformes comme Tudigo. Celles-ci permettent trois types de financement.

  • Tout d’abord de la prévente. En bref, les souscripteurs vont réserver un produit ou un service afin d’assurer un niveau de commandes suffisant pour permettre à l’entrepreneur de financer ses coûts fixes (achat de machines, agrandissement de locaux…)
  • Ensuite le prêt : des particuliers vont proposer des micro-prêts avec un niveau de garanties inférieur à celui des banques en contrepartie d’un taux plus élevé.
  • Enfin l’apport en capital. Les particuliers versent des fonds, en général des petites sommes (quelques centaines à quelques milliers d’euros), en contrepartie d’actions de la société.

En conclusion, lancer une opération de crowdfunding est intéressant à trois titres :

  • En premier lieu cela permet le financement d’entreprise
  • En second lieu, le fait de passer par une plateforme va permettre de communiquer très largement sur son projet entrepreneurial
  • Enfin, ce type d’opération permet de tester le marché à travers les préventes ou l’adhésion apportée au projet par les prêteurs ou investisseurs. Il va également permettre de bénéficier des idées, conseils et contacts de ces derniers, qui ont tout intérêt à la réussite du projet

Les subventions d’investissement

Enfin, l’entreprise peut avoir accès à des subventions d’investissement. Ce sont les fonds versés, le plus souvent par les collectivités territoriales, afin de financer des investissements et non des charges d’exploitation (à l’inverse des subventions de fonctionnement).

De plus, ces subventions sont versées sans obligation de remboursement. Par conséquent, elles sont définitivement acquises à l’entreprise et figurent en capitaux propres au passif du bilan. Enfin, elles sont intégrées au résultat au fur et à mesure de l’amortissement du bien pour lequel les fonds ont été utilisés.

Le financement d’entreprise via des ressources externes

En second lieu, le financement d’entreprise peut se faire via des ressources externes, c'est-à-dire via des acteurs non intégrés à l’entreprise en qualité d’actionnaire ou associés. A cet égard, on compte parmi ces ressources les prêts bancaires, les prêts d’honneur et les aides.

Les emprunts bancaires

L’emprunt bancaire est la source de financement externe la plus utilisée par les entrepreneurs. En effet, elle représente souvent 60 à 75% du financement. Elle sert le plus souvent à financer les immobilisations de l’entreprise.

Pour accéder à l’emprunt bancaire, le repreneur devra effectuer une demande de financement auprès d’une ou plusieurs banques. Pour cela, il devra réaliser un business plan et présenter un plan de financement. Ensuite, la banque analysera le dossier et se forgera sa propre appréciation du risque. Enfin, la banque prendra en compte dans son appréciation du dossier l’apport personnel de l’entrepreneur ainsi que les garanties proposées.

En conclusion, il faut retenir que l’obtention d’un prêt bancaire est surtout liée à la capacité de remboursement de l’emprunteur. Il faut donc avant tout s’attacher à bien montrer comment l’entreprise va pouvoir rembourser sa dette, et démontrer que le montant de la dette est bien calibré par rapport aux flux financiers de l’entreprise. Ce dernier point est largement facilité lors d’une reprise en raison de la présence d’un historique.

Les aides à la création et reprise d’entreprise

Par ailleurs, l’entrepreneur peut également bénéficier de dispositifs d’aides financières lui permettant de renforcer son apport ou ses fonds propres, et de pouvoir à ce titre solliciter des prêts bancaires plus importants.

Tout d’abord, l’aide à la création ou à la reprise d'une entreprise (Acre) consiste en une exonération partielle de charges sociales, dite exonération de début d'activité. Ainsi, cette exonération permet de réduire l’effort de trésorerie en période de démarrage ou reprise d’activité et donc de limiter les besoins en financement hors immobilisations.

Ensuite l’Aide au Retour à l’Emploi (ARE) , qui permet aux demandeurs d’emploi de bénéficier sous conditions du versement d’allocation pendant une durée maximale de 24 mois. Là aussi, ce dispositif facilite le financement d’entreprise.

Enfin les prêts d’honneur, attribués par des réseaux comme le Réseau Initiative ou le Réseau Entreprendre. Ces réseaux accordent, après un parcours assez rigoureux, des prêts sans intérêts ni garanties. Ainsi l’entrepreneur peut renforcer ses fonds propres et va disposer d’un effet de levier auprès des banques en raison de la crédibilité apportée par le réseau. De plus l’entrepreneur bénéficie d’un accompagnement gratuit par des entrepreneurs expérimentés.

Financement d'entreprise et de commerce

Choix du mode de financement d’entreprise

Ensuite, le repreneur devra composer en fonction des différentes sources de financement accessibles. Ainsi, il pourra bâtir son plan de financement en retenant les solutions les plus intéressantes par rapport à son projet.

En réalité, il faudra étudier le projet sous tous ses aspects :

  • Répartition capital/ dette
  • Coût effectif du capital (intérêts/ rémunération des actionnaires)
  • Contraintes de remboursement, échéances
  • Schémas de remboursement ou de remboursement anticipé.
  • Impact fiscal des différentes solutions.

Les consultants Michel Simond sont des experts reconnus de la reprise d’entreprise. Ils pourront vous accompagner sur tous ces sujets. Tout d’abord en réfléchissant avec vous et vos Conseils habituels à vos besoins de financement. Puis en établissant un plan de financement optimisé. Enfin en vous aidant dans la recherche de financements, notamment auprès des partenaires bancaires du Groupe.

Nous avons rédigé cet article le 22 Juillet 2019. Il est conforme aux textes en vigueur à cette date. Les informations publiées dans cet article ne constituent en aucun cas un conseil ou une proposition à destination de nos lecteurs. Nous vous invitons à vous rapprocher de vos conseils habituels pour examiner, valider et mettre en œuvre toute mesure financière, comptable, juridique ou fiscale dans le cadre de votre projet de financement d’entreprise.